Abbaye de l'Epau 30 novembre 2011
Par Maurice le samedi 14 janvier 2012, 18:38 - Lien permanent

Le centre de rééducation de l'Arche, organisait en ce mois de novembre, le congrès de l'association COMETE qui réfléchit et fait progresser les méthodes de rééducation physique.
Françoise, caprioleuse de la première heure, est ergothérapeute au centre de l'Arche et grâce à elle, nous nous sommes retrouvés sur la scène du dortoir des moines de l'abbaye de l'Epau au Mans pour animer le dîner de gala de ce congrès. Je dois dire que devant ce projet, le trac n'a pas été une illusion.
L'endroit est magique. Le monument du XVème a été très bien restauré et la salle du dortoir possède une superbe charpente.

Nos spectateurs avaient aussi quelques raisons de nous impressionner. Ils se sont révélés des plus sympathiques et fortement intéressés par ce que nous faisions, d'autant plus que le secret avait été gardé et qu'ils n'avaient aucune idée du genre de soirée à laquelle ils étaient conviés. Leur grand chef, Monsieur Bunnel, a été honoré en recevant le ruban d'officier de la légion d'honneur mais, breton, il s'est empressé de s'inclure dans la fresque qui ouvrait le spectacle.
Dès l'accueil, dehors, la magie du lieu a fait son office.

Un menu d'inspiration médiévale était servi et entre les plats, Capriole et Waraok ont hissé les couleurs du Moyen-Age.
Capriole était quasiment au complet et nous partagions donc la scène avec les musiciens de Waraok.

Venus de Bretagne, ils nous ont accompagnés tout au long de cette soirée et il faut reconnaître que la fusion entre les deux groupes a été parfaite grâce à ces trois musiciens talentueux, ouverts à toute proposition, et rompus au répertoire de Thoinot Arbeau. On sent les ménestrels habitués à faire danser les foules, jouant sans partition et toujours à l'écoute des danseurs. Mille fois merci pour cette belle soirée passée ensemble !

Nous avions choisi un programme typiquement "Thoinot Arbeau" avec une petite incursion dans la Renaissance italienne qui eu lieu au XVème, comme chacun sait.

Au milieu de tout cela, notre confesseur lubrique avait dressé son confessionnal. Les oreilles chastes furent un peu malmenées mais le rire remit tout en place.

Nous garderons, c'est certain, un excellent souvenir de cette soirée, même si elle nous a fait grand peur au moment de la préparation.











